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Joyeux anniversaire, petit trentenaire…

Trente ans, rien que du malheur ?

Je dédie cette page à tous les trentenaires de l'année 2007. J'en connais un certain nombre, et même, j'en fais partie. Cela peut paraître un peu narcissique, mais après tout, c'est mon site. Trente ans, donc. Un âge qui ne paraît jeune qu'à ceux qui ont déjà fêté la quarantaine. Un âge pas vraiment vieux, mais qui arrive comme un rappel que la vie est courte, qu'on est déjà à mi-parcours de la piste vers le troisième âge, qu'on n'est définitivement plus jeune. Trentenaires heureux, soyez avertis que les chanteurs que vous allez entendre sur cette page ne partagent pas votre légèreté. Les autres, venez partager le blues mou de la trentaine.


Stephan Eicher - La fin du monde

Cette chanson, avec son titre castatrophiste, vient comme un avertissement. Mais un avertissement relativiste à l'adresse du trentenaire tenté de diffuser par toutes les ondes l'objet de son malheur. Certes, on a "des regrets", "des soupirs", certes "nous voulions tous de toi", mais "qui n'en a pas" : on a tous "des souvenirs", et "il y a un temps pour les sortir", et "un temps où ils sont froids".
Voici pour le moins des propos inhabituels de la part d'un chanteur, puisqu'il conjure son interlocutrice de garder ses états d'âme pour elles, les reléguant au lot commun et banal des petits soucis de la vie. En somme, un message très psychothérapiqement incorrect, et semble-t-il complètement ignoré par les autres chanteurs de cette rubrique.

Or, on ne peut pas toujours mourir
A trente ans et en rester là
Or, on ne peut pas toujours se dire
La vérité, ça ne marche pas
Sur le mur, tes amants défilent
Montés sur des chevaux de bois
Tu te demandes à quoi ça rime
Et jusque au soir, tu restes là

Comme si la fin du monde allait venir
Et jeter son manteau sur toi
Mais des regrets, mais des soupirs,
A digérer, qui n'en a pas

Or, on a que des souvenirs
Et il faut les garder pour soi
Il y a un temps pour les sortir
Il y a un temps où ils sont froids
Sur les murs dans une autre ville
Tu reconnais d'autres endroits
Tu penses que tu en connais mille
Et sans bouger tu restes là

Comme si la fin du monde allait venir
Et jeter son manteau sur toi
Mais des regrets, mais des soupirs,
A digérer, qui n'en a pas

Nous étions tous
Fous de toi
Nous voulions tous
De tes bras
Sentir la douce
Etreinte et la
Sueur et la mousse
Coller nos doigts

Comme si la fin du monde allait venir
Et jeter son manteau sur toi
Mais des regrets, mais des soupirs,
A digérer, qui n'en a pas
Chant, musique Stephan Eicher
Paroles Philippe Djian
Ajouté le 31 juillet 2007
Pochette de l'album Stephan Eicher

Barclay (7)

Jérémie Kisling - J'ai trente ans

Si les propos de Stéphan Eicher soulèvent une certaine interrogation, on pourrait mieux les comprendre après avoir écouté son compatriote Jérémie Kisling. Ce dernier semble avoir touché le fond en même temps que sa trentième bougie. La trentaine, c'est l'heure où on "déplume ses ailes", l'époque des "régimes sans sel". On est à dix ans de "partir les pieds devant". D'aucuns trouveront ces propos un poil excessifs, soulevant une réaction similaire à celle de Stephan Eicher.
Mais que l'on se rassure : Jérémie Kisling semble avoir bel et bien surmonté sa dépression, puisque deux ans plus tard, il sortait un nouvel album léger et définitivement ancré dans la vie (la preuve ici et ici).

Maintenant
Quand les filles m'appellent
Au sacre du printemps
Moi je déplume mes ailes

J'ai trentre ans
Quand les filles sont belles
A vous tordre le sang
Je détourne les prunelles

Gentiment
Les régimes sans sel
A moi les thés dansants
Des mesdames en dentelle

Oui maman
Le temps s'est fait cruel
Dans mon dos en riant
Me retient par les bretelles

Dans dix ans
Irai-je à tire d'ailes
Ou bien les pieds devant ?
Des racines ou du miel ?

J'ai trente ans
Pour longtemps

Oui maman
Irai-je à tire d'ailes
Ou bien les pieds devant ?
Des racines ou du miel ?
Chant Jérémie Kisling
Ajouté le 31 juillet 2007

Bénabar - Bon anniversaire

Bénabar a la déprime plus soft. Et une technique différente pour manifester son malaise : s'en prendre aux autres. Leur reprocher de fêter de son anniversaire. Râler contre les huîtres à ouvrir, contre les praires pas fraîches, contre le sable dans les chaussures, contre la météo, contre le temps qui passe. Même si tout revient à ce refrain de l'impuissance : "et le temps passe, d'hier en demain, ça me tragique, ça me cruel, mais j'y peux rien". Que l'on se rassure à nouveau, cette chanson démarrait l'album qui a fait connaître Bénabar, l'érigeant même en icône de la nouvelle chanson française. Le chanteur, de source sûre, continue aujourd'hui à officier avec le même succès. Comme quoi la trentaine peut aussi être un début…

A cinq dans la cuisine
Face à l'évier face à la mer
Week-end en Bretagne
C'est mon anniversaire
Où sont les assiettes? où sont les couverts ?
Elles sentent pas un peu bizarre les praires ?

Encore deux bourriches d'huitres à ouvrir
Ce qui nous fait 72 bonnes raisons
D'avoir des points de suture
Les filles sont dans le salon
Parce qu'écailleur c'est masculin
Où sont les féministes
Quand il s'agit de s'ouvrir les mains?

Bon anniversaire petit trentenaire

Et le temps passe d'hier en demain
Ca me tragique ça me cruel
Mais j'y peux rien
Même les pompiers au regard si franc
Sur un calendrier n'ont rien de rassurant

Voilà c'est fait j'les ai soufflées
Ces putains de bougies
Je suis pas amer
J'ai juste les nerfs j'ai pas dormi
Comme vous avez tous annexé
Les jolies chambres d'amis
J'ai somnolé deux heures
Façon trappeur sur le tapis

C'est parti pour la balade sur la plage
Le sable dans les chaussures
Ca me gêne et ça me démange
J'ai mis quatre pulls pourtant j'ai froid en plus il bruine
Et j'ai mal au ventre c'est officiel
Les praires elles étaient pas clean

Bon anniversaire petit trentenaire

Et le temps passe d'hier en demain
Ca me tragique ça me cruel
Mais j'y peux rien
Même les pompiers au regard si franc
Sur un calendrier n'ont rien de rassurant

On entame l'éternel foot tout bidon
Avec les poteaux de but en blousons
On va discuter le score
En crachant nos poumons
Et jurer de s'arrêter
De fumer pour de bon

J'ai besoin d'être seul
Je marche face à l'océan
Pour faire le point
Au contact des éléments
Mais tout ce que j'en conclus
J'dois pas être un poète
C'est que ça doit être chiant
Très chiant d'être une mouette

Bon anniversaire petit trentenaire

Et le temps passe d'hier en demain
Ca me tragique ça me cruel
Mais j'y peux rien
Même les pompiers au regard si franc
Sur un calendrier n'ont rien de rassurant

Il était un foie
Deux reins
Trois fois rien
Qui prenait sa tête dans ses mains
Minuscule
Terrien
Ou pas grand chose

Bon anniversaire
Chant Bénabar
Ajouté le 31 juillet 2007
Pochette de l'album Bénabar

BMG (1)

Agnès Bihl - J'ai pas le temps d'avoir trente ans

L'impuissance face au temps qui passe, Agnès Bihl semble la partager avec Bénabar. Avec ce cri très enfantin, mais que je trouve saisissant : "j'ai pas le temps d'avoir trente ans". La chanteuse fait cependant preuve de philosophie, en prenant un peu de recul par rapport à son "malheur". Si, dans un premier temps, elle se laisse aller à la mélancolie, option nostalgie, en feuilletant l'album photo de sa jeunesse, elle témoigne ensuite de ses impressions une fois abattu le couperet tant redouté : ce n'est finalement pas si terrible que ça. Et surtout, pourrait-on ajouter, c'est probablement moins terrible lorsqu'on s'est autorisé à geindre.

Chasse aux trésors, pêche aux cadeaux
Bougies soufflées, rideaux tirés
Petite fille et gros gâteau
C'était la fête au temps passé
C'était au temps des ours en peluche
Joli, joyeux anniversaire
Mais un an de plus pour la puce
Mais aujourd'hui, mais pour quoi faire

Maintenant qu'il est urgent d'attendre
J'me souviens quand j'étais grande
J'ai pas l'temps d'avoir trente ans

Trente ans déjà, l'heure d'être sage
Trente ans pourtant, c'est pas très tard
Faut ranger sa mémoire en cage
Ouvrir des portes de nulle part
Moi, si j'ai peur et pas la place
C'est qu'ça fait mal à mes souvenirs
Happy birthday le temps qui passe
Moins on est p'tit mais plus c'est pire

Un jour ou l'autre, faut être adulte
Pas moi, j'prend ça pour une insulte
Et j'ai pas l'temps d'avoir trente ans

Trente ans c'est vrai, c'est pas possible
Et c'est beaucoup trop vieux pour moi
Hier, j'étais Billy The Kid
Et maintenant trente ans déjà
A quoi ça sert vivre aux éclats
Si c'est pour grandir à crédit
Tout ça pour vieillir de sang froid
Trente ans déjà, j'ai rien compris

Et je n'veux plus me laisser faire
A coup d'joyeux anniversaires
Et j'ai pas l'temps d'avoir trente ans

Trente ans ça y est, trente ans c'est fait
C'était pas drôle, pas grand' chose
Trente ans passé, c'est pas assez
Pour vraiment voir le vide en rose
Trente ans, trente ans, mais pourquoi faire
J'en avais vingt, c'était pareil
Et v'là demain s'appelle hier
Trente ans déjà, j'ai pas sommeil
Après la pluie, v'là le bon temps
J'ai eu trente ans mais finalement
Il était temps, c'est pas méchant
Il était temps d'avoir trente ans
Chant Agnès Bihl
Ajouté le 31 juillet 2007

Michel Delpech - Ce lundi-là

Michel Delpech est d'une autre génération, probablement moins narcissique, et c'est peut-être pour cela qu'il choisit d'évoquer la trentaine par le biais narratif. L'histoire n'en est pas moins terrible. Trente ans, c'est la fin d'une vie ; une vie devenue tellement insupportable qu'il faut y mettre fin. Pas par le suicide, mais par la fuite. On peut envisager ce récit comme une catharsis ; la tentation d'effacer d'un geste l'accumulation des souvenirs et des habitudes, qui témoignent d'un âge menaçant, pour se redonner la virginité d'un nouveau-né.

Quand il est descendu pour acheter des cigarettes
Jean-Pierre savait déjà qu'il ne reviendrait plus jamais
Il a pensé encore à toute sa vie avec Michelle
Et puis il a tourné enfin le coin d'la rue

Michelle aurait voulu le voir grandir dans l'entreprise
Mais lui n'se voyait pas finir ses jours au marketing
Avec dans son café les cours de la livre sterling
Et des enfant qui lui ressembleraient de plus en plus

Voilà pourquoi ce lundi-là il s'en allait

Il savait qu'à huit heures la table serait mise
A côté de son assiette il y aurait ses tranquillisants
S'il fallait toutes ces salop'ries pour arriver à s'endormir
Ce n'était pas la peine d'avoir trente ans

Et puis il verrait bien ce qu'il allait devenir
Mais il n'en pouvait plus de vivre déjà comme un vieux
Le but de sa vie n'était pas d'avoir un jour un compte en Suisse
Ce n'était pas l'argent qui lui manquait pour être heureux

Voilà pourquoi ce lundi-là il s'en allait

Il revoyait encore la brasserie des "Trois dauphins"
Où ses amis l'attendraient demain de midi à deux heures
La crise entraînerait encore des conversations sans fin
Mais demain à deux heures il serait loin

Il revoyait aussi la Michelle amoureuse
Celle qui lui téléphonait trois fois par jour à son travail
C'était la vraie complicité, le vie n'était jamais sérieuse
Une de ces périodes heureuses qui ne se retrouve pas

Voilà pourquoi ce lundi-là il s'en allait
Chant Michel Delpech
Ajouté le 31 juillet 2007

Vincent Delerm - Les filles de 1973 ont trente ans

Vincent Delerm, lui, est de la même génération que Jérémie Kisling, mais il fait mine d'éluder l'évocation narcissique de sa trentaine, en parlant de celle de ses copines de classe. Son propos est finalement léger, et se limite à une nostalgie plutôt apaisée. Cela s'explique probablement par une personnalité plus orientée vers la contemplation que de l'action, qui lui évite le sentiment d'impuissance ressenti par d'autres.

Celles qui ont vu trois fois Rain Man
Celles qui ont pleuré Balavoine
Celles qui faisaient des exposés
Sur l'Apartheid et sur le Che
Celles qui ont envoyé du riz
En Ethiopie, en Somalie
Celles qui disaient "tu comprends pas"

Les filles de 1973 ont trente ans lalalala

Celles qui mettaient des Bandanas
Et des t-shirts Best Montana
Celles qui ont porté les baskets
Reebok de Rosanna Arquette
Celles qui fabriquaient des bracelets
Brésiliens pendant l'heure d'anglais
Celles qui disaient "Eric Serra"

Les filles de 1973 ont trente ans lalalala

Celles qui pratiquaient des suçons
Dans le cou de Cyril Caron
Celles qui fusillaient au Blanco
Les tables du Lycée Carnot
Celles qui disaient "Madame, c'est vrai
On n'a rien compris au sujet"
Celles qui s'appelaient
Estelle Gallois, Katia Boucage,
Sandrine Leprince, Fabienne Lesage,
Marianne Artance, Elise Dufard, Myriam Blanchevin

Les filles de 1973 ont trente ans lalalala

Celles qui ont vu trois fois Rain Man
Celles qui ont pleuré Balavoine
Chant Vincent Delerm
Ajouté le 31 juillet 2007

Maxime Leforestier - J'ai eu trente ans

Qu'offririez-vous à un ami pour ses trente ans ? Maxime Leforestier n'avait pas vraiment d'idée pour Julien Clerc, alors il lui a écrit cette chanson. Une chanson astucieusement nommée, puisqu'elle est réservée à ceux qui ont déjà fêté leur trentième anniversaire, et reste pertinente le reste de la vie. Comme les autres, elle dresse un bilan, fortement teinté de nostalgie, mais contrairement aux autres, elle le fait en sage. "Je suis content, bonsoir". La version que voici est interprétée par son compositeur même, enregistrée chez lui, et tirée des suppléments du DVD "Plutôt guitare".

Dors ma ville aux pluies d'automne
Odeurs de craie qu'enfant griffonne
Trottoirs mouillés
Les marronniers
Bonsoir

Dors, ma nuit au goût amer
De ces étés des bords de mer
Parents couchés
Rêves éveillés
Bonsoir

Tous mes souvenirs s'enfument
Aux trente bougies qui s'allument
Je soufflerai
J'arrêterai
Plus tard

Tous mes souvenirs s'écartent
Un peu semblables au jeu de cartes
Aux mains du joueur
Quand il n'y aura plus de donne
Même s'il y a maldonne

Au café des certitudes
Aux vieux flippers de l'habitude
Aux jeux gratuits
Des loteries
Bonsoir

À l'idole qui finit mal
Avec Blondie dans un journal
Maîtres à penser
Maîtres à chanter
Bonsoir

C'est le temps de plus d'excuse
Au vieil écolier qui s'amuse
Ce qui n'est pas
Ne sera pas
Plus tard

Dans l'emploi du temps qui reste
Y a plus de nuits, y a plus de siestes
Y a plus de cafard
Ceux qui regardent en arrière
Ne voient que de la poussière

Oh ! ma ville aux pluies d'automne
Un jour, si ton parfum m'étonne
Cheveux mouillés
Gorge serrée
Du soir

Promets-moi de faire silence
Avec mes souvenirs d'enfance
J'ai eu trente ans
Je suis content
Bonsoir
Chant, guitare Maxime Leforestier
Guitare Jean-Félix Lalanne
Ajouté le 31 juillet 2007

Alain Souchon - Toto, trente ans

Alain Souchon aime bien procéder ainsi : la musique est légère, les propos s'assombrissent à mesure qu'on les sonde. Ici, la trentaine trouve son symbole dans l'évolution d'une caractéristique physique : "l'élasticité du tissu".

Tout commence, un sale matin
Dans le miroir d'une salle de bains
C'est pas le conquistador
Ce has been jeune homme bouffi qui dort encore...
Qu'est-ce que c'est que ces coups de canifs
Qui remontent du coin des yeux vers les tifs ?

Je vais pas faire un mélodrame
Mais ce sont des rides, Messieurs Dames !
Alors y's'détériore,
Le rose caoutchouc fort qui colle notre corps...
C'est d'ton âge, faut pas que tu pleures
Mon pauvre Toto, trente ans, rien que du malheur

Trente ans, trente ans l'âge mûr
Où l'on s'aperçoit qu'on peut pas compter sur
L'élasticité du tissu, c'est sûr...

Bébé rose et tout content,
T'as grimpé sur le toboggan
Maintenant que tu ris moins fort
Tu vas dégouliner sans faire d'effort...
Arrêtez, ça va trop vite
Je deviens tout mou de partout
Ça s'précipite

Trente ans, trente ans l'âge mûr
Où l'on s'aperçoit qu'on peut pas compter sur
L'élasticité du tissu, c'est sûr…

T'as beau jogging bois de Boulogne
T'as beau lifting, la mignonne
Elle dorrnira bien mieux
Chez celui qu'a pas les yeux rouges, pas les pneus
SOS, docteur, docteur
SOS docteur pour chanteur
Retendez-moi la peau, retendez-moi le cœur
J'suis qu'un pauvre Toto trente ans, rien que du malheur
Chant Alain Souchon
Ajouté le 31 juillet 2007

Yves Duteil - Trente ans

Je ne pouvais me résoudre à finir ce petit parcours de chansons de trentenaires sur une note sombre, et c'est pourquoi j'ai gardé Yves Duteil pour la fin. On pourrait craindre que quelqu'un tenant des propos satisfaits sur un âge aussi bascule soit crispant. Mais il n'en est presque rien. Certes, tout le monde ne peut pas partager les raisons pour lesquelles il est heureux d'avoir trente ans : encore faut-il être amoureux, encore faut-il avoir des enfants. Mais il livre une piste universelle pour être content d'avoir trente ans : se dire qu'on a passé jusque-là une vie de merde. La recette semble être efficace, et faute de meilleur conseil, je vous laisse la tester à votre tour.

Qu'est-ce que c'est bien d'avoir trente ans
On se moque de l'air du temps
On est encore dans la jeunesse

A cheval sur les souvenirs
On a le temps de voir venir
La vieillesse

On parle beaucoup des tourments
Des problèmes avec les enfants
Des querelles et des jours de peines

Mais quand parfois on est content
Qu'est-ce que c'est bien d'avoir trente ans
Quand on aime

On croit toujours que les tourments
Font cortège avec les printemps
Qui se posent sur nos épaules

Mais la légende a fait son temps
Moi je suis plus heureux qu'avant
Comme c'est drôle

Qu'est-ce que c'est bien d'avoir trente ans
Quand je repense à tout ce temps
Je me souviens de ma détresse

De mes premiers chagrins d'amour
Des années tendres au coeur si lourd
De tristesse

J'aurais donné toute ma vie
Pour être plus vite aujourd'hui
Pour échapper à mon silence

J'ai gravi les marches du temps
Qu'est-ce que c'est bien d'avoir trente ans
Quand j'y pense

On croit toujours que tout s'éteint
Que le temps défait les chemins
Que les rues sont toujours les mêmes

Mais la légende a fait long feu
Moi mon chemin c'est un ciel bleu
Et je t'aime

Si je t'écris ces mots d'amour
C'est pour te dire que si un jour
Je t'ai fait pleurer, ma tendresse

C'était les derniers soubresauts
De mes peurs et de mes sanglots
De jeunesse

Et puis pour dire à ton petit
Dont les yeux se sont assombris
Que j'ai pleuré pour des nuages

Que j'ai passé par son chemin
Avec ma tête entre mes mains
A son âge

Je t'ai attendue bien longtemps
Mais pour t'aimer plus tendrement
Je n'ai plus rien qui me retienne

Je n'ai plus mal à mon passé
Le présent a tout effacé
De mes peines

Mais j'ai toujours mon coeur d'enfant
Et pour s'aimer tout simplement
Qu'est-ce que c'est bien d'avoir trente ans
Chant Yves Duteil
Ajouté le 31 juillet 2007

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Après deux ans d'existence, ce site se dote enfin d'une page d'accueil ! Et oui, jusque-là, on arrivait directement sur la page Humeurs. Il y a maintenant une magnifique page d'accueil, pour aiguiller le visiteur vers ce qui l'intéresse (la page d'accueil se dotera d'autres aguicheries dans le futur).

Dans votre assiette

Petite nouveauté du site, vous pouvez désormais vous abonner à un feed Atom (appelé plus souvent flux RSS). Les liens sont disponibles en haut à droite de chaque page, sous l'icône Illustration. Atom est la version standardisée des différentes interprétations de la norme RSS. Je vous conseille personnellement Thunderbird pour consulter ce "feed" (la version 1.5 supporte les feeds Atom 1.0).

Un peu d'Ajax ?

Avant le grand chambardement actuellement en préparation, voici que vient s'immiscer un peu d'Ajax sur ce site. Mais c'est pour la bonne cause : vous empêcher de télécharger les MP3 présents sur ce site ! L'autre avantage, c'est que vous pouvez écouter un morceau depuis une page thématique, tout en consultant ses références et ses crédits…

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De l'aide est disponible ici: (lien)

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