Semiramide
Tout comme pour Guillaume Tell, cette ouverture doit sa célébrité à un
unique passage… Après une entrée en matière tonitruante et véloce,
l'exposition du premier thème, particulièrement mélancolique, est
confiée aux cuivres. A 1'55", ce premier thème est interrompu par des accords
tranchants. Mais il revient, cette fois entonné par les bois. Les accords tranchants
réapparaissent à 3'30". Le premier thème se dissout, laisse la place au
même mouvement véloce du début. Apparaît le second thème, beaucoup
plus frais et souriant (4'30"), fait d'une même note répétée de
façon très serrée par les cordes, dont la virtuosité est une fois de
plus sollicitée. Après une légère envolée (classique chez
Rossini), s'élance le troisième thème (6'15"), faussement anodin et plus
empesé que le précédent. Mais ce léger excédent pondéral
est là pour mieux masquer l'ampleur et la vigueur qu'il va prendre. Tout se calme à
7'55", pour mieux préparer le retour du second thème (8'18"). Celui-ci reste
dans la même tonalité durant ses deux premières expositions, mais
s'infléchit tonalement à la troisième pour enchaîner sur des accords
braves et cravachés. Mais point de surprise ensuite : le troisième thème
revient à son tour, félin faussement calme (quoique le piccolo qui reprend le
thème n'évoque qu'assez peu les félidés…) Le tout se termine dans
le classique tourbillon, toujours aussi maîtrisé malgré le déferlement
sonore que la partition demande à l'ensemble des pupitres.
Les passages connus : au nombre de deux, ce sont les deuxième (4'30") et
troisième (6'15") thèmes.
Crédits
| Compositeur | Gioachino Rossini |
|---|---|
| Ajouté le | 12 décembre 2004 |