Il barbiere di Siviglia (Le barbier de Séville)
L'autre ouverture qui a ma préférence. Elle a un petit côté Mozart incontestable, et surenchérit peu dans le spectaculaire (point de grosse caisse, en fait il n'y a pas de percussion du tout). On trouve d'abord, après quelques accords introductifs, une entrée en matière très douce, avec un thème (à 0'57") qui reste en suspension sur de nombreuses mesures, et qui suit un mouvement globalement ascendant. Quelques accords marqués (1'57") le séparent du second thème (2'07"). Le tempo se resserre, la tension s'épaissit et tous les pupitres s'engagent dans une mini-bataille (2'34")… avant de se fondre dans un pianissimo qui monte en même temps qu'il s'amenuise (3'14"), ménageant le suspense (3'24") pour le troisième thème (3'29"). Le cœur de cette ouverture. Serein, épanoui, souriant, il s'élève doucement avant de retomber promptement sur ses bases. Un chant doux (4'03") assure la transition avant une montée maîtrisée de l'orchestre (4'13"), qui martèle les derniers accords (4'43"). Revient le second thème (4'53"), identique avec son tempo toujours aussi serré. Mais là où pouvait s'attendre à ré-entendre la mini-bataille, surgit le troisième thème (5'23"), toujours ponctué en fin de phrase d'une petite remarque des cordes. Reviennent alors la même transition(5'54") et la même montée en puissance de l'orchestre (6'06"), mais d'emblée plus étoffés… on sent la fin approcher, l'orchestre va tout lâcher. Le dernier accord de mi majeur n'en finit plus d'être brodé (6'53") !
Crédits
| Compositeur | Gioachino Rossini |
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| Ajouté le | 12 décembre 2004 |