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- Der hölle Rache kocht in meinem Herzen (Die Zauberflöte)
- J'te l'dis quand même
- Sonate pour piano no.2 (Extrêmement rapide)
- Quizas, Quizas, Quizas
- Ave Maria
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La liste de ceux qui préféreraient être sourds
Flirting With Disaster
A force d'écouter de la bonne musique, on finit par oublier que Céline Dion continue à enregistrer des disques (et des interviews). Une petite piqûre de rappel est parfois un mal nécessaire.
Florence Foster Jenkins - Der hölle Rache kocht in meinem Herzen (Die Zauberflöte) (Mozart)
Cette brave femme mérite-t-elle vraiment l'infamie de cette rubrique ? On ne peut en
effet s'empêcher de la trouver sympathique : les applaudissements nourris d'un public qui
venait en nombre assister à chacun de ses récitals ne sont pas que l'expression d'un
masochisme de masse, ou d'une envie de se payer un franc quart d'heure de rigolade.
D'ailleurs le public faisait tout pour ne pas rire : la dame le prenait très mal, du
haut de son talent, qu'elle supposait immense. Alors, quand un fou rire se faisait
irrépressible, on applaudissait pour couvrir les gloussements. Cela atteignait souvent
l'ovation.
Le pire, c'est que Florence Foster Jenkins s'attaquait aux pièces les plus ardues du
répertoire. Telles que ce célébrissime "Air de la Reine de la Nuit",
extrait de la Flûte Enchantée, réservée aux sopranos les plus agiles.
L'on doit écouter avec admiration l'accompagnement exemplaire de son pianiste, parfaitement
à l'écoute des brusques variations de tempo de la diva, et qui garde le cap de la
musique, recréant les atmosphères et la dramaturgie de l'air.
Passez-le à vos amis, vous obtiendrez un franc succès.
| Piano | Cosme McCoon |
|---|---|
| Soprano | Florence Foster Jenkins |
| Ajouté le | 8 octobre 2005 |
Patrick Bruel - J'te l'dis quand même
Je le dis tout de suite, histoire de devancer les procès d'intention : je n'ai rien contre Patrick Bruel. Certes il a l'air un peu trop sûr de son charme, certes il est un peu hyper-susceptible, certes ses textes font un peu ado rebelle attardé, certes il a des fans un peu hystériques, mais il a à son compte de très belles chansons, au nombre desquelles celle-ci. Alors, que lui est-il arrivé le soir où il a chanté ce que vous allez entendre ici ? Voici un moment où l'on ne sait qui, de l'auditeur ou du chanteur, souffre le plus. Une chose est sûre : heureusement que ses groupies hurlaient, sinon elles auraient elles aussi grincé des dents… La tentative de diversion linguistique, puis thématique, à la fin, paraît bien piteuse !
| Interprète | Patrick Bruel |
|---|---|
| Ajouté le | 2 mai 2005 |
Pierre Boulez - Sonate pour piano no.2 (Extrêmement rapide)
Ah, la musique contemporaine. Par contemporaine, il ne faut pas comprendre musique d'aujourd'hui,
mais évolution de la musique classique ou savante, avec pour but suprême de renouveler,
d'expérimenter, mais surtout de rester à tout prix en marge du facile et
prévisible !
Programme sympathique et ambitieux. Mais à force de rechercher la marge, on finit par se
demander si le fruit de toutes ces recherches, que ce soit dans le sens d'une
hyperintellectualisation ou au contraire d'un débridage des pulsions, est encore vraiment de
la musique. Tout est question de définition bien sûr. Pour moi la musique n'est pas
intellectuelle, même quand elle est à programme ; mais elle conserve certaines
règles, au-delà desquelles on entre dans le n'importe quoi, le hasard, le bruit (au
sens mathématique du terme). Tout l'art est de jouer entre les deux.
Et puis, il y a des gens qui n'ont pas cet art, mais qui n'en sont pas moins prétentieux.
Pierre Boulez, par exemple. Voici donc la caricature de la musique contemporaine, comme je n'aurais
osé l'imaginer. Que d'énergie déployée pour éviter tout accord
"harmonieux", tout enchaînement de notes "sympathiques". De
l'anti-musique, en quelque sorte. Pour rejouer approximativement cette pièce au piano,
facile : vous placez vos deux mains au dessus du clavier, puis vous appuyez alternativement
avec un ou plusieurs doigts, les mains en alternance. Surtout ne cherchez jamais à savoir
combien vous enfoncez de touches, et gardez en mémoire que l'important est de ne dessiner
aucun motif régulier dans ce que vous faites. Si vous souhaitez en revanche rejouer
exactement ce que Boulez a écrit (car il a pris la peine de l'écrire), mieux vaut
renoncer tout de suite : la tâche est herculéenne, et seuls quelques inconscients
tels que ce pianiste finlandais ont pu dompter la bête !
(lien)La
réponse du berger à la bergère.
| Compositeur | Pierre Boulez |
|---|---|
| Piano | Paavali Jumppanen |
| Ajouté le | 14 février 2005 |
André Verchuren - Quizas, Quizas, Quizas
Petite précision d'abord, j'aime beaucoup Quizas, Quizas, Quizas.
Mais alors là… Plus kitsch tu meurs. Et de plus mauvais goût, ça n'existe
pas. Ah, la petite glissade aux cordes, tudum, tudum, tudum… Du pur verbiage creux, dans un
arrangement pitoyable, inimaginatif, et dont le mauvais goût des effets n'a d'égal que
la pauvreté harmonique.
| Interprète | André Verchuren |
|---|---|
| Ajouté le | 1er janvier 2003 |
José Carreras - Ave Maria (Gounod)
Oh mon Dieu il l'a fait ! Il faut vraiment écouter ça pour le croire !
Cet Ave Maria est à la base un prélude de Bach, sur lequel Gounod a ajouté une
mélodie dont la sobriété fait la force. Il paraît difficile de rater son
interprétation, dans la mesure où il suffit de suivre la simplicité de
l'oeuvre. Mais rester simple ne doit pas être dans les cordes de ce membre des trois
ténors, qui applique les pires effets du bel canto sur un moment supposé de
recueillement.
Le petit plus qui fait le comble : le micro qui sature (à 2'00") tellement il
hurle ! A essayer l'ampli à fond pour vider une salle en moins de deux minutes…
Après ceci vous sentez le besoin de vous laver les oreilles ? Allez donc un tour par
ici… (lien)
| Compositeur | Charles Gounod |
|---|---|
| Ténor | José Carreras |
| Ajouté le | 1er janvier 2003 |
Philips Classics 422 284-2 (11)