Barbara / Bénabar
Dis, quand reviendras-tu ?
Cette chanson est bouleversante. Merveille de lumière voilée, ce chant est celui de
l'espoir et du désespoir, de l'incandescence et de la pudeur, de la supplication et de la
fierté, de l'errance et de la lucidité. Et dire que j'ai vécu tant
d'années sans le connaître…
Plutôt que de présenter la version de Barbara, qui l'interprète d'une
façon un peu pressée, comme un timide avouerait précipitamment les sentiments
qui l'animent, j'ai choisi pour cette rubrique une reprise par Bénabar, plus juste à
mon humble avis. L'entrée en matière est typique du chanteur :) Très joli
arrangement (et interprétation) au piano.
Je joins à la chanson le texte : on dit les alexandrins inchantables, mais là
ils sont d'une putain de beauté.
Voilà combien de temps que tu es reparti ?
Tu m'as dit cette fois c'est le dernier voyage
Pour nos cœurs déchirés c'est le dernier naufrage
Au printemps, tu verras je serai de retour
Le printemps c'est joli pour se parler d'amour
Nous irons voir ensemble les jardins refleuris
Et déambulerons dans les rues de Paris
Dis, quand reviendras-tu ?
Dis, au moins le sais-tu
Que tout le temps qui passe
Ne se rattrape guère
Que tout le temps perdu
Ne se rattrape plus ?
Le printemps s'est enfui depuis longtemps déjà
Craquent les feuilles mortes brûlent les feux de bois
Avoir Paris si beau dans cette fin d'automne
Soudain je m'alanguis, je rêve, je frissonne
Je tangue et je chavire et comme la rengaine
Je vais, je viens, je vire, je tourne et je me traîne
Ton image me hante, je te parle tout bas
Et j'ai le mal d'amour, et j'ai le mal de toi
Dis, mais quand reviendras-tu ?
Dis, au moins le sais-tu
Que tout le temps qui passe
Ne se rattrape guère
Que tout le temps perdu
Ne se rattrape plus ?
J'ai beau t'aimer encore, j'ai beau t'aimer toujours
J'ai beau n'aimer que toi, j'ai beau t'aimer d'amour
Si tu ne comprends pas qu'il te faut revenir
Je ferai de nous deux mes plus beaux souvenirs
Je reprendrai la route : le monde m'émerveille,
J'irai me réchauffer à un autre soleil
Je ne suis pas de celles qui meurent de chagrin
Je n'ai pas la vertu des femmes de marin
Dis, mais quand reviendras-tu ?
Dis, au moins le sais-tu
Que tout le temps qui passe
Ne se rattrape guère
Que tout le temps perdu
Ne se rattrape plus ?
Crédits
| Compositeur | Barbara |
|---|---|
| Interprète | Bénabar |
| Piano | Olivier Daviaud |
| Ajouté le | 18 novembre 2004 |
