Maurice Chevalier
Les Amants du dimanche
Dès que j'entends Maurice Chevalier, je souris. A moitié de, et à moitié
avec. Il est la caricature d'une époque révolue, où l'on roucoulait tous les
"r", un sourire charmeur et entendu vissé sur les lèvres, tout en levant les
sourcils toutes les quatre syllabes, pour chanter d'insignifiantes mais aimables chansons. Dans le
film Gigi, on l'entend entonner avec un accent français terrible cette phrase, qui
aujourd'hui paraîtrait très équivoque : "Thank Heaven for little
girls". Ici, c'est bien en français qu'il chante, pour le film Le silence est
d'or (ça ne s'invente pas !), armé de tous ses tics de chant, les voyelles
nasalisées couvertes plus qu'il n'est permis, des "euh" parisiens à faire
rougir Arletty, et un petit trémolo deci delà. Mais c'est bien pour ça qu'on
l'aime.
(Je me suis permis de ré-égaliser l'enregistrement extrait du CD, car le son
d'origine souffre de déséquilibres très pénibles à
l'écoute).
Crédits
| Chant | Maurice Chevalier |
|---|---|
| Direction | Jacques Hélian |
| Musique | G. Van Parys |
| Paroles | René Clair |
| Ajouté le | 22 octobre 2006 |
