Johann Strauss / Friedrich Gulda / Friedrich Gulda
Fantaisie sur la Chauve-Souris
La Chauve-Souris, "opéra de boulevard" autrichien issu de la plume fertile du plus
célèbre des Viennois, Johann Strauss fils, regorge d'airs et de moments
délectables. L'un d'eux se situe vers la fin du second acte, lorsque le notaire Falke,
invité de la petite sauterie mondaine mais très arrosée du prince Orlofsky,
célèbre dans un chant assez solennel la fraternité qui unit les convives.
Friedrich Gulda est un électron libre du piano : au-delà de son attitude et de
ses tenues qui négligeaient un peu les conventions en vigueur dans le monde du classique, il
a toujours croisé les genres, jazz, musique classique, contemporaine et populaire. En 1992,
il était invité au festival de Montpellier pour un récital. Il arriva avec une
semaine d'avance, bien décidé à profiter de son séjour comme d'une
semaine de vacances.
Et lorsqu'il donna finalement son concert, il choisit pour clore un récital consacré
à Mozart et Beethoven de citer l'air de fraternité de son compatriote Strauss.
Malgré le passage d'avions fort peu discrets, et un piano, la fraîcheur nocture aidant,
de moins en moins accordé, voici la retranscription radiophonique de ce que le public put
entendre ce soir-là…
(Comme on peut le constater, Friedrich Gulda semblait impatient d'enchaîner : je n'ai
pas voulu le couper dans son élan, et j'ai laissé dans l'extrait le morceau
suivant : une transcription d'un chant traditionnel, "Fiakkerlied").
Crédits
| Compositeur | Johann Strauss fils |
|---|---|
| Compositeur | Friedrich Gulda |
| Interprète | Friedrich Gulda |
| Ajouté le | 14 mai 2005 |
