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- When I Wish Upon A Star
- Fantaisie sur la Chauve-Souris
- La Chauve-Souris : "Brüderlein"
- Etude op.25 no.1
- Valse d'amour
- Somewhere Over the Rainbow
- Don't Ever Leave Me
- L'invitation au château, Mouvement de valse hésitation
- Doce de coco
- Commentaires
La liste de ceux qui sont heureux
La tête dans le ciel
Bon certes, si vous avez la tête dans le ciel, c'est que vous n'avez plus les pieds sur terre. Mais puisque vous ne le savez pas encore, profitez-en pour sublimer ce moment de bonheur béat et idiot en musique.
Dion and The Belmonts - When I Wish Upon A Star
Attention : cet extrait est très "sixties". D'aucuns y verraient l'élément kitsch de cette rubrique. Moi, j'aime bien cette version d'une chanson qui a été moultement reprise, notamment par les plus célèbres musiciens de jazz. Dion a eu une carrière plutôt courte, sans doute parce qu'il a tellement voulu suivre la mode qu'un jour il est resté sur place, sans style à lui. Le chœur des Belmonts l'aurait-il abandonné après avoir entonné un vœu sur une étoile ?
| Compositeur | Leigh Harline |
|---|---|
| Compositeur | Ned Washington |
| Interprète | Dion and the Belmonts |
| Ajouté le | 6 juillet 2005 |
Friedrich Gulda - Fantaisie sur la Chauve-Souris (Johann Strauss / Friedrich Gulda)
La Chauve-Souris, "opéra de boulevard" autrichien issu de la plume fertile du plus
célèbre des Viennois, Johann Strauss fils, regorge d'airs et de moments
délectables. L'un d'eux se situe vers la fin du second acte, lorsque le notaire Falke,
invité de la petite sauterie mondaine mais très arrosée du prince Orlofsky,
célèbre dans un chant assez solennel la fraternité qui unit les convives.
Friedrich Gulda est un électron libre du piano : au-delà de son attitude et de
ses tenues qui négligeaient un peu les conventions en vigueur dans le monde du classique, il
a toujours croisé les genres, jazz, musique classique, contemporaine et populaire. En 1992,
il était invité au festival de Montpellier pour un récital. Il arriva avec une
semaine d'avance, bien décidé à profiter de son séjour comme d'une
semaine de vacances.
Et lorsqu'il donna finalement son concert, il choisit pour clore un récital consacré
à Mozart et Beethoven de citer l'air de fraternité de son compatriote Strauss.
Malgré le passage d'avions fort peu discrets, et un piano, la fraîcheur nocture aidant,
de moins en moins accordé, voici la retranscription radiophonique de ce que le public put
entendre ce soir-là…
(Comme on peut le constater, Friedrich Gulda semblait impatient d'enchaîner : je n'ai
pas voulu le couper dans son élan, et j'ai laissé dans l'extrait le morceau
suivant : une transcription d'un chant traditionnel, "Fiakkerlied").
| Compositeur | Johann Strauss fils |
|---|---|
| Compositeur | Friedrich Gulda |
| Interprète | Friedrich Gulda |
| Ajouté le | 14 mai 2005 |
Carlos Kleiber - La Chauve-Souris : "Brüderlein" (Johann Strauss fils)
Et puisque Friedrich Gulda nous a rappelé ce passage de la Chauve-Souris, découvrons-le dans le texte original. L'enregistrement en studio que voici a un an de plus que moi, mais il fait encore référence. Et pour cause : sous la baguette de Kleiber, qui nous a quitté en 2004, se déploie une musique dont l'élégance, la subtilité et le raffinement n'enlèvent en rien la… musicalité ! Cette version déborde de pépites, que je pourrais à juste titre disséminer dans toutes les rubriques de ce site (mais au risque de me faire gronder par Deutsche Grammophon !).
| Compositeur | Johann Strauss fils |
|---|---|
| Falke | Bernd Weikl |
| Interprète | Carlos Kleiber |
| Prinz Orlofsky | Ivan Rebroff |
| Ajouté le | 14 mai 2005 |
Nikolaï Lugansky - Etude op.25 no.1 (Frédéric Chopin)
La musique de Chopin a deux tranchants : elle est éminemment romantique, dans le sens où l'intériorité et l'indicible s'extériorisent et s'exacerbent ; et elle a pour unique mode d'expression le piano. Deux particularités qui séduisent certains comme elles peuvent en agacer d'autres. J'ai eu ma période romantique durant laquelle je ne jurais que par cette musique (l'adolescence) ; puis avec l'âge je me suis tourné vers des musiques plus anciennes ou plus récentes, là où le discours l'emporte sur l'impression ; mais je suis revenu vers Chopin. Pas tant pour son romantisme cette fois-ci que pour l'usage unique qu'il fait du piano. Avec un émerveillement non dissimulé pour ses études, qui chacune prennent comme prétexte le travail d'une difficulté technique pour développer de brûlants / extatiques / poignants (rayez la mention inutile) moments musicaux. Le piano de cette étude exprime la légèreté d'une indicible béatitude. Schumann en disait : "Une fois l'étude achevée, on a l'impression de voir s'enfuir une image heureuse apparue en songe et qu'à demi-réveillé, on voudrait retenir". Nikolaï Lugansky l'a compris et se montre un impressionniste remarquable.
| Compositeur | Frédéric Chopin |
|---|---|
| Piano | Nikolaï Lugansky |
| Ajouté le | 8 mai 2005 |
Paris Combo - Valse d'amour
De ce groupe unique et indispensable, voici la production la moins remarquée et pourtant la
plus belle à mes yeux…
(Pour ceux qui ignoreraient tout de Paris Combo, vous trouverez dans ce morceau un aperçu de
trois éléments fondamentaux du groupe : la voix acidulée de
Belle-du-Berry, le velouté (entre autres) de la trompette de David Lewis (également
pianiste), et la virtuosité manouche de la guitare de Potzi. Pour reprendre l'expression
favorite de la belle en concert, voici une occasion de "guincher" en douceur !)
J'errais seule dans l'existence, sans connaître les transes
De l'amour, du bel amour qui vous fait tour à tour,
Palpiter le palpitant ou bien claquer des dents.
Mais voilà que depuis ce matin,
Pour un beau gars, ah, j'ai le béguin.
Je l'ai vu et je l'ai r'connu
Oui, c'est lui, oh oui c'est bien lui,
L'homme de ma vie.
Mais y'a comme qui dirait, un hic
Chez ce garçon très, très chic
Quand de mes douces oeillades, je lui ai fait l'aubade,
L'a pas eu l'air d'apprécier, mon Dieu, qu'c'est compliqué !
C'est-y pas beau, ça, monsieur, de tomber amoureux
Comme on tombe en angine, tout fiévreux.
C'est-y pas beau, ça, monsieur, qu'en moins d'une heure ou deux,
On soit plus qu'un, qu'on soit deux.
C'est-y pas beau, ça, monsieur, qu'aux plaisirs de l'amour,
On y, on y, on y, on y revienne toujours,
Même quand ça nous joue de biens sales tours.
Mais d'aventure en aventure,
de délice en blessure,
On en vient à se demander si l'on est assez dur,
Pour ce charmant jeu de hasard, qu'on joue à qui perd, gagne
Mais qui vous pétrit d'espoir dès que l'on tombe en panne,
Car demain, ah, demain matin
Pour un beau gars, j'aurai le béguin.
Je l'verrai et l'reconnaîtrai,
Oui, c'est lui, cette fois c'est bien lui,
L'homme de ma vie.
Mais, y'aura sûrement comme un hic
Chez ce garçon très, très chic
Mais l'important nous dit-on, c'est de participer
Au plus grand des marathons, sans se décourager.
| Interprète | Paris Combo |
|---|---|
| Ajouté le | 25 février 2005 |
Ella Fitzgerald - Somewhere Over the Rainbow
La voix d'Ella Fitzgerald est intrinsèquement céleste. Aussi, quand elle chante les petits oiseaux qui vont au-delà de l'arc-en-ciel, on la suit volontiers.
| Interprète | Ella Fitzgerald |
|---|---|
| Ajouté le | 1er janvier 2003 |
Keith Jarrett - Don't Ever Leave Me
Une mélodie poignante qui chante le paradoxe de l'état amoureux, dénudée ici par Keith Jarrett pour n'en garder que la pure essence.
| Interprète | Keith Jarrett |
|---|---|
| Ajouté le | 1er janvier 2003 |
Francis Poulenc - L'invitation au château, Mouvement de valse hésitation
Un tout petit morceau que je me suis passé vingt fois d'affilée la première que je l'ai entendu. La perfection de la forme et les mille sentiments que cette mélodie réveille sont inégalables. Poulenc l'a composé comme musique de scène pour la pièce de Jean Anouilh, L'invitation au château, que je recommande au passage.
| Clarinette | Paul Meyer |
|---|---|
| Compositeur | Francis Poulenc |
| Piano | Eric Le Sage |
| Violon | Kolja Blacher |
| Ajouté le | 1er janvier 2003 |
Yo-yo Ma, Paquito d'Rivera - Doce de coco
Un pur instant de flottement qui nous transporte au-delà de toute matérialité. La clarinette et le violoncelle, chacun à leur manière, expriment une sensualité exacerbée, s'enlacent dans une arabesque complexe et s'élèvent vers un point qui semble toujours plus haut. Cette pièce est littéralement portée par le clarinettiste cubain Paquito d'Rivera, dont la palette et la finesse d'expression à travers son instrument est extraordinaire.
| Clarinette | Paquito d' Rivera |
|---|---|
| Violoncelle | Yo-yo Ma |
| Ajouté le | 1er janvier 2003 |