Stephan Eicher
Concert au Parapluie
Le Parapluie, salle de la banlieue d'Aurillac et d'ordinaire dévolue à
l'hébergement des compagnies de Théâtre de Rue en résidence, portait
décidément bien son nom samedi, puisqu'il pleuvait des cordes. Ce n'était
pourtant pas la faute des deux chanteurs qui s'y sont abrités.
En vedette, Stéphane Eicher se présente modestement et enchaîne nouvelles
chansons et tubes des années 90. Au public parmi lesquels se trouvent d'évidents fans
(dont je ne fais pas partie !), il demande de choisir la prochaine chanson : ce sera
"Mille vies", que les musiciens ne connaissent pas. Pas vraiment un problème,
Stephan démarre seul avec ses guitares, et en moins de cinq minutes, ses comparses jouent
comme s'ils connaissaient la chanson par coeur ! Au nombre de trois, ils font preuve de
capacités éclectiques, le pianiste donnant aussi de la guitare ou des percussions, le
guitariste faisant aussi office de trompettiste, corniste, bassiste ou percussionniste, le batteur
jouant à l'occasion du clavier. Les arrangements sont très orientés rock, mais
teintés d'électronique. Alternant ballades et compositions plus pêchues, une
chanson sur deux se termine en "apothéose" de décibels que je
n'apprécie que modérément. Stéphane Eicher discute entre chaque chanson,
dévoilant une personnalité assez naïve et très bon enfant. Il s'amuse de
l'environnement de la salle (perdue au milieu des champs) et déclare être tombé
amoureux d'une belle créature à la robe marron, aux longs cils et aux cornes
effilées. Le classique "Déjeuner en paix", assez destructuré par
rapport à l'original, antépénultième morceau du concert, fait place au
dernier tube "Rendez-vous". En rappel, le groupe donne "La Goualante du pauvre
Jean", que l'on avait déjà entendue interprêtée par le chanteur sur
un disque-hommage à La Môme. C'est à mon goût la meilleure chanson du
spectacle, mais il faut reconnaître que la musique de Stephan Eicher ne correspond pas
forcément à mes goûts.
Crédits
| Chant, guitare | Stephan Eicher |
|---|---|
| Ajouté le | 2 juin 2007 |
Merci à Marie-Pierre
