Schubert
Des Tages Weihe, D 763 (Hymne zur Namens-oder-Geburtsfeier)
Le printemps est revenu, au moins à temps partiel. C'est l'époque du renouveau, où le végétal, qui semblait avoir succombé à l'hiver, démontre sa résilience. Et, même au travers d'un prisme religieux, c'est bien la résilience dont cet hymne chante la joie. A la façon inimitée de Schubert, bien sûr : l'épanchement est modeste, tout comme la formation à laquelle il se destine. Même à quatre pupitres, le chœur de chambre semble entonner à l'unisson, la discrétion des contre-chants est d'une ultime élégance.
Sur un cœur rempli de reconnaissance,
La joie nous vivifie à nouveau,
Chaque souffrance s'est enfuie au loin.
Et la douleur est oubliée,
À travers les brumes rayonne l'éclat
De ta grandeur infinie,
Comme d'une claire couronne d'étoiles.
Tendrement, tu pris le calice amer de la souffrance
De la bouche du Père.
Ainsi dans les confins du monde
Ta grande douceur fut révélée.
Auf ein dankerfülltes Herz,
Uns belebt die Freude wieder,
Fern entfloh'n ist jeder Schmerz.
Und das Leid, es ist vergessen,
Durch die Nebel strahlt der Glanz
Deiner Grösse unermessen,
Wie aus hellem Sternenkranz.
Liebevoll, nahmst du der Leiden
Herben Kelch vom Vaters Mund.
Darum ward in Fern und Weiten
Deine höchste Milde kund.
Crédits
| Choeur | Chœur Accentus |
|---|---|
| Compositeur | Franz Schubert |
| Direction | Laurence Equilbey |
| Piano | Edouard Garcin |
| Texte | Anonyme |
| Ajouté le | 15 mars 2008 |
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