Schubert

Fantaisie en Ut Majeur D.934 (1ère partie - Andante Molto)

Récent mais fier propriétaire d'un baladeur audionumérique de marque californienne (un iPod, pour les lents à la détente), je dois à ce petit objet (si sensible aux rayures) la découverte de l'extrait que je vais présenter ici.
J'avoue être un acheteur impulsif (en plus d'un emprunteur frénétique et d'un téléchargeur irréfléchi). Le disque dont est extrait ce passage était parti se ranger dans mes rayons, sans que je l'eusse véritablement écouté, probablement déçu par la première plage, ou détourné par des préoccupations autrement plus importantes (genre l'eau des pâtes qui déborde sur les plaques chauffantes) alors qu'il tournait pour la première fois dans mon lecteur CD. Un jour, il s'est trouvé transféré sur mon iPod video 60 giga-octets, sans que je m'en aperçoive vraiment : une goutte parmi les 9000 morceaux qui ont connu la même destination.
Quelques semaines plus tard, afin d'égayer une petite marche à pied fort longue en une journée d'hiver fort courte le long d'un canal fort déprimant (le Canal du Midi, construit par Pierre-Paul Riquet au dix-septième siècle, qui peut en d'autres saisons constituer un cadre de promenade paradisiaque), je fis le choix presque aléatoire d'écouter un duo piano-violon de Schubert.
Et franchement, je me demande comment j'ai pu rater cette sublime fantaisie. Ce que vous propose d'écouter n'en est que l'introduction. Un teaser, en quelque sorte. Si vous commencez juste à aborder la musique "classique", rappelez-vous de chaque détail car ils sont typiques du compositeur. La suite, que vous découvrirez vous-mêmes je l'espère, réserve d'autres surprises (car le propre d'une Fantaisie est de laisser libre court à un vagabondage musical parmi différents thèmes et climats). Je signalerai juste au passage que la troisième partie de cette fantaisie reprend un magnifique lied (une chanson, en termes plus simples) du même compositeur, pour le décliner en variations.
Note : pour admirer l'étendue de la palette schubertienne, autant que l'homogénéité de sa plume, vous pouvez écouter une autre fantaisie de son cru, cette fois réservée à deux pianos, beaucoup plus sombre dans ses idées, et pour cette raison classée dans la rubrique "La vie est un abîme sans fond".

Crédits

Compositeur Franz Schubert
Piano Jérôme Ducros
Violon Renaud Capuçon
Ajouté le 22 janvier 2006

L'année 2006

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Références

Pochette de l'album

Schubert: "Grand Duo" Oeuvres pour violon et piano (Renaud Capuçon et Jérôme Ducros)

Virgin Classics (6)

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Je ne sais pas ce que je cherche, je veux écouter un truc au pif.

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