Philippe Fabre d'Eglantine / Anne Germain
Il pleut bergère
En cette fin d'été, la pluie tombe drue sur les cartables et amène son petit
nuage de mélancolie. Quoi de mieux que cette chanson doublement séculaire pour
l'accompagner. De cette sagesse champêtre se dégage une atmosphère
particulièrement sereine, face aux éléments naturels. On en doit les paroles au
révolutionnaire Fabre d'Eglantine. Et, pour ajouter un petit parfum de nostalgie, en voici
une version parue dans la collection "Le Petit Ménestrel", de Lucien Adès,
qui éditait des disques de qualité pour les enfants de mon époque… Mais
non ce n'est pas si vieux que ça :)
[Si vous aimez les chansons populaires du dix-huitième siècle, je viens de publier un
sujet consacré à "Ah ! vous dirai-je maman" (lien). Et si vous aimez l'interprète de cette
chanson, la dernière chanson de ce thème vous plaira plus particulièrement ((lien)
).]
Rentre tes blancs moutons,
Allons à ma chaumière
Bergère, vite, allons.
J'entends sur le feuillage
L'eau qui coule à grand bruit,
Voici venir l'orage,
Voilà l'éclair qui luit.
Entends-tu le tonnerre ?
Qui gronde en approchant,
Prends un abri bergère
A ma droite en marchant.
Je vois notre cabane,
Et tiens, voici venir
Ma mère et ma sœur Anne
Qui vont l'étable ouvrir.
Bonsoir, bonsoir ma mère,
Ma sœur Anne bonsoir,
J'amène ma bergère
Près de vous pour ce soir.
Va te sécher ma mie,
Auprès de nos tisons.
Sœur, fais-lui compagnie,
Entrez, petits moutons.
Crédits
| Chant | Anne Germain |
|---|---|
| Musique | Victor Simon |
| Paroles | Philippe Fabre d'Eglantine |
| Ajouté le | 6 septembre 2005 |
