Glière
Vier Stücke für Kontrabaß und Klavier op.32 - Scherzo
Glière est bien connu pour n'être pas très connu. Sauriez-vous dire, par
exemple, quelle est sa nationalité ? Attention, il y a un indice dans son nom…
L'indice, c'est bien sûr le "Moritsévitch" (le -itch qu'on trouve
accolé à un prénom en russe signifie "fils de" : autrement dit,
le petit Reinhold était fils de Morits, à l'orthographe près). Il était
donc russe, et c'est d'ailleurs sous l'URSS qu'il s'est fait le plus connaître de ses
compatriotes. 1875-1956, pour ceux qui aiment les dates. Pile entre Tchaïkosvski et
Chostakovitch, si on peut dire. Mais plus proche du premier que du second en matière de
musique.
Bref, si j'ai sélectionné ce morceau aujourd'hui, ce n'est pas pour faire un cours de
russe (comme si j'en étais capable) mais parce que j'ai flashé sur ces quatre
pièces pour contrebasse. L'instrument a rarement droit à l'honneur d'être mis en
vedette (il partage l'espace avec le piano, mais que l'on ne s'y trompe pas, c'est toujours le
musicien qui reste debout que l'on considère comme la vedette du spectacle). Et sur cette
pièce particulièrement pour l'énergie qui s'en dégage. Imaginez bien que
se mouvoir sur une contrebasse est une autre affaire que sur un violon : les cordes sont
fichtrement plus longues, et les écarts à effectuer itou. Mais celui qui
déploie le plus d'énergie à mon goût dans cet enregistrement, c'est le
pianiste (sans vouloir minimiser le talent ni le mérite du contrebassiste).
De ce même duo très original, j'ajouterai bientôt un autre extrait qui a au moins
autant ma faveur (dans la catégorie "Tu me fais tourner la tête" (lien)).
Crédits
| Compositeur | Reinhold Morisévitch Glière |
|---|---|
| Contrebasse | Bozo Paradzik |
| Piano | Ulrich Rademacher |
| Ajouté le | 13 février 2005 |