Johann Sebastian Bach / Angela Hewitt

Partita no.1, BWV 825

Je n'ai toujours pas de piano chez moi, et les rares occasions que j'ai en d'en jouer se présentent lorsque je "rentre" chez mes parents, qui ont toujours dans leur salon l'instrument sur lequel j'ai fait mes gammes. Et justement, je viens de passer une semaine chez eux, l'opportunité pour moi d'en jouer un peu sérieusement.
Au piano, j'ai toujours entrevu deux types d'écriture : l'écriture horizontale et l'écriture verticale. Entendez par là que, sur la partition, les notes s'étalent soit horizontalement (pour se succéder dans le temps, ce qui ne les empêche malgré tout pas de se combiner verticalement pour former ce que les âmes savantes appelleraient contrepoint, je crois), soient verticalement (pour former des accords). L'archétype de la première serait pour moi Bach, et le maître de la seconde serait Chopin (bien sûr, en y regardant de plus près, on peut trouver de nombreux contre-exemples, mais bon).
Or justement, j'ai toujours été plus doué pour déchiffrer le style vertical que le style horizontal. Un accord de douze notes (oui, oui, ça existe : le pouce de chaque main peut enfoncer deux touches à la fois) ne me fait pas peur, sauf à être particulièrement exotique. Alors que voir comment une série de double ou triple-croches, lorsqu'elles ne forment pas une suite avec un motif facilement repérable, va évoluer, me paraît nettement plus difficile, en tout cas en première lecture.
Tout ça pour dire que c'est peut-être pour cela que je me sens beaucoup plus familier de Chopin que de Bach.
Déséquilibre que j'ai essayé d'atténuer cette semaine, avec cette partita de Bach. Voilà quelques temps que je l'avais découverte en disque, dans une version de la pianiste canadienne Angela Hewitt. Et non seulement je ne suis pas lassé de l'écouter dans ma voiture (à ma grande surprise, vu que Bach et moi n'étions pas réputés avoir beaucoup d'accointances), mais je me suis encore moins lassé de la jouer. Que l'on se rassure : je ne vais pas exposer ma pauvre interprétation de l'œuvre, mais plutôt celle d'Angela Hewitt, qui est intelligente, variée, spirituelle, etc. Welcome to the Bach world.
Attention : pour ne pas atteindre allégrement les 17 minutes que dure la partita, et pour garder un peu de surprise pour le moment où vous découvrirez le disque (la pianiste varie les nuances et ajoute des ornementations dans les reprises), j'ai effectué les coupures suivantes :

0:00 - 1. Praeludium (complet)
1:50 - 2. Allemande (reprise de la partie 1, et exposition de la partie 2 coupées)
3:24 - 3. Corrente (reprise de la partie 1, et exposition de la partie 2 coupées)
5:02 - Sarabande (reprises coupées)
7:16 - Menuets 1 et 2 (menuet 1 da capo coupé)
9:11 - Giga (reprise de la partie 1 et exposition de la partie 2 coupées)

Crédits

Compositeur Johann Sebastian Bach
Piano Angela Hewitt
Ajouté le 3 août 2005

L'année 2005

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Références

Pochette de l'album

Bach - The Six Partitas (Angela Hewitt, piano)

Hyperion (1.1-6)


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