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L'année des harengs-saurs
L'année 2004
Nougaro, Ray Charles et Kleiber au paradis, l'Irak, les démocrates et l'Asie du Sud-Est en enfer…
13 décembre 2004
Bernard Lavilliers - If
Je me demandais ce que je voulais être, voici l'expression exacte de la réponse,
quelqu'un l'a écrite pour moi.
Globalement, en comparant le poème original et la version de Maurois je trouve que la
traduction dépasse le texte de Kipling. Sauf pour le dernier paragraphe, qui sombre dans une
grandiloquence tout à fait inutile et absente de la version anglaise. Bernard Lavilliers a
mis ce texte en musique, de façon un peu inégale mais avec des moments de grâce.
Mais le mérite de l'avoir choisi, et de me l'avoir fait découvrir, est tout à
lui.
(Note : si la mélodie qui soutient le vers "Rêver, sans laisser ton
rêve être ton maître" vous en rappelle une autre, ne cherchez plus, vous ne
rêvez pas : on entend la même dans "Vivre" de la comédie musicale
"Notre Dame de Paris", chantée par Noa(lien)).
Et sans dire un seul mot te mettre à rebâtir,
Ou perdre en un seul coup le gain de cent parties
Sans un geste et sans un soupir ;
Si tu peux être amant sans être fou d'amour,
Si tu peux être fort sans cesser d'être tendre,
Et, te sentant haï, sans haïr à ton tour,
Pourtant lutter et te défendre ;
Si tu peux supporter d'entendre tes paroles
Travesties par des gueux pour exciter des sots,
Et d'entendre mentir sur toi leurs bouches folles,
Sans mentir toi-même d'un mot ;
Si tu peux rester digne en étant populaire,
Si tu peux rester peuple en conseillant les Rois
Et si tu peux aimer tous tes amis en frères,
Sans qu'aucun d'eux soit tout pour toi ;
Si tu sais méditer, observer et connaître,
Sans jamais devenir sceptique ou destructeur,
Rêver, mais sans laisser ton rêve être ton maître,
Penser, sans n'être qu'un penseur ;
Si tu peux être dur sans jamais être en rage,
Si tu peux être brave et jamais imprudent,
Si tu peux être bon, si tu sais être sage,
Sans être moral ni pédant ;
Si tu peux rencontrer triomphe après défaite
Et recevoir ces deux menteurs d'un même front,
Si tu peux conserver ton courage et ta tête
Quand tous les autres les perdront ;
Alors les Rois, les Dieux, la Chance et la Victoire
Seront à tout jamais tes esclaves soumis
Et, ce qui vaut bien mieux que les Rois et la Gloire,
Tu seras un Homme, mon Fils.
| Interprète | Bernard Lavilliers |
|---|---|
| Paroles | André Maurois |
| Poème original | Rudyard Kipling |
13 novembre 2004
Quatuor Mosaïques - Quatuor K.465 "Les dissonances", premier mouvement (Mozart)
Une fois n'est pas coutume sur un site qui fait la part belle à l'instinct et au plaisir immédiat, une œuvre difficile. Le quatuor à cordes a quelques chose de plutôt ingrat : quatre instruments aux timbres proches, seulement différenciés par la hauteur de ton, font de l'ensemble quelque chose d'assez inorchestral, sans beauté et harmonie des sons. En lieu et place, ces quatre cordes entrelacent leurs voix et leurs tensions, chacune capable d'occuper une partie soliste, mais condamnées à partager l'espace sonore, au risque de créer un capharnaüm. Le résultat, lorsqu'il est réussi comme c'est le cas ici, apporte la double satisfaction du plaisir musical et du constat d'une élaboration humaine d'une intelligence inouie. Le mouvement débute par deux minutes d'extrême tension : chaque instrument se frôle, se croise, dans une instabilité tonale rarement entendue. Et pourtant, l'ensemble, comme porté par une force impalpable, suit une route à la fois invisible et évidente, pour conclure sur la tonalité parfaite, do majeur. Le reste, sous des abords guillerets, et dans cette tonalité d'ordinaire majestueuse, garde quelque chose d'inquiet et de non résolu. Très souvent, les voix démarrent les unes après les autres, dans un mouvement ascendant : cet effet admirable et délectable (écoutez-le à la fin de la partie centrale, juste avant la reprise du premier thème), semble exprimer une inspiration vers le haut, jamais satisfaite. Rarement une musique "abstraite" m'a-t-elle paru aussi expressive.
| Compositeur | Wolfgang Amadeus Mozart |
|---|---|
| Interprète | Quatuor Mosaïques |
9 novembre 2004
Laurent Korcia, Jean-Efflam Bavouzet - Polonaise N°1 (Henryk Wieniawski)
Autant l'avouer, les violonistes ont tendance à m'énerver : ils en font des
tonnes et se croient le centre du monde. Mais bon, tant qu'à faire, autant aller les chercher
à l'excès de ces clichés. Non pas que Laurent Korcia, en tout pas à ma
connaissance, soit particulièrement imbus de sa personne. Mais dans cette polonaise toute de
brillance clinquante se développe une virtuosité assez jubilatoire. Ecoutez la fin du
morceau au cours de laquelle le violoniste sort toutes ses armes ; toujours plus onctueux,
capricieux, rapide, aigu ! Trop n'est pas assez !
(Rubrique Gala : Laurent Korcia est le petit ami de Julie Depardieu)
| Compositeur | Henryk Wieniawski |
|---|---|
| Piano | Jean-Efflam Bavouzet |
| Violon | Laurent Korcia |
8 novembre 2004
Black Eyed Peas - Latin Girls
Du hip-hop ici ? On en profite, c'est pas souvent ! Heureuse surprise que cet album découvert par le plus grand des hasards. Du hip-hop varié, riche de tout un tas d'influences, au son beau, et (le plus important) musicalement très réussi. Cet extrait n'est qu'un extrait, et d'autres chansons valent autant le détour, mais il est plutôt représentatif, et se ré-écoute à l'envi. Dans le même album, on trouve le plus célèbre "Shut Up", un peu prise de tête (en boîte) mais plutôt bien fait (à la maison). L'album se nomme "Elephunk".
| Interprète | The Black Eyed Peas |
|---|
26 octobre 2004
Pink Martini - Hang On Little Tomato (Album Européen)
En fait, je suis obligé de revenir sur la critique que j'ai faite deux jours plus tôt du nouvel album de Pink Martini. Après avoir acheté en magasin le disque distribué en Europe par l'excellent label Naïve, je me suis rendu compte que le contenu du disque n'est pas tout à fait le même. Deux différences majeures tout d'abord : la chanson "The gardens of Sampson & Beasley" n'a strictement aucun rapport avec celle trouvée sur Internet. S'agissait-il d'un "fake", ou d'un choix différent pour les deux versions de l'album, je l'ignore. Tout ceci est très étrange car la chanson garde le même titre ! Au passage, on y gagne énormément, puisque cette chanson (dans l'album publié en Europe, donc) est superbe ; point de rapport avec Herbie Hancock ici, mais plutôt une très jolie ballade chaloupée qui raconte un rêve éveillé (avec en prime une citation d'un air traditionnel bien de chez nous, mais dont j'ai oublié le nom). Du pur bonheur, qui pour le coup n'a rien de mélancolique. L'autre énorme différence, c'est la disparition du titre bonus, qui en revanche est regrettable puisque ce titre faisait partie de ma sélection. Les autres différences tiennent à des variantes dans les arrangements, plus ou moins évidentes selon les pistes : ainsi "Let's never stop falling in love" perd beaucoup de ses cuivres au profit des cordes, et voit son introduction complètement transformée, "Anna" varie d'un chouïa, "Una notte a Napoli" voit également la partie cuivre diminuée au mixage (ce qui est plutôt mieux car les cuivres écrasaient le reste lors du refrain), l'intro de "Lilly" disparaît, une réverbation (moyennement convaincante) est ajoutée à "Aspettami" et "The Song of the Black Swan"…
| Interprète | Pink Martini |
|---|
24 octobre 2004
Pink Martini - Hang On Little Tomato (Album Internet)
La sortie de l'album a déjà été évoquée un peu plus haut,
à l'occasion de la sortie radiophonique de son titre single, "Una notte a Napoli",
mais maintenant que l'objet physique s'apprête à déferler dans les bacs (et les
gens à se ruer sur lui ?), il est temps d'en parler un peu plus en détail.
Car la magie de l'ère numérique que nous vivons autorise les impatients à
écouter un album avant qu'il ne sorte. Ce dont je ne me suis pas privé, puisque cela
fait maintenant deux semaines que je le soumets à mes oreilles. Alors ?
Il y a toujours une certaine appréhension lorsqu'arrive un album très attendu,
surtout lorsque le premier était pour ainsi dire parfait. Au premier contact, le nouveau venu
se laisse moins aborder que le précédent ; point de chanson qui aguiche
l'oreille, à part peut-être (et cela confirme la pertinence du choix de la maison de
disques) justement "Una notte a Napoli". La chanson reprend les rythmiques cubaines
entendues dans "No hay problema", "Amado mio" ou encore "Donde esta
Yolanda". Sans doute est-ce pour cela que c'est la chanson la plus proche de l'esprit du
premier album, qui était très estival. Ici l'album évoquerait plutôt les
saisons intermédiaires. "Hang on little tomato", qui a donné son titre
à l'album, est une berceuse "cool jazz" tendre et pleine d'espoir s'adressant
à une petite tomate qui n'a pas fini de mûrir. "Aspetta mi", dont la sublime
mélodie arrive à la fin de l'album, parle elle aussi d'espérance. Mais
globalement, on sent omniprésente une certaine mélancolie, plus proche des couleurs de
l'automne. Ainsi en va-t-il de "Clementine", chanson dont l'intimité au rythme
peut-être un peu trop binaire se fait envelopper peu à peu d'une instrumentation
très subtile -- piccolo au départ, basse, puis cuivres jouant feutré et cordes,
qui réservent au final un superbe moment. Plus que dans le caractère intime de la
chanson, la mélancolie réside dans la mélodie, qui après un mouvement
ascendant toujours rechute. "Autrefois", l'une des deux pistes chantées en
français, est du même tonneau, même si elle est moins réussie sur le plan
musical. Restent malgré tout quelques titres plus "festifs". Ainsi en va-t-il de
Lilly, son cubain, ou de "The gardens of Sampson & Beasley" qui rappelle le
"Watermelon Man" de Herbie Hancock. Ce dernier titre apporte un aspect plus jazz à
cet album, confirmé par "Véronique", qui sent fortement le Chet Baker. On
découvre également les accents très cap-verdiens des titres qui ouvrent et
ferment l'album, "Let's never stop falling in love" et la quinzième chanson, non
mentionnée sur la pochette, qui malgré un caractère plutôt
exhubérant ne se départissent pas tout à fait de teintes plus sombres. D'autres
régions de la planète sont explorées, mais l'exercice paraît plus
artificiel, ou en tout cas moins réussi : "Dansez-vous", "Anna (El negro
Zunbon)", et "Kikuchiyo to mohshimasu", en dehors d'un indubitable exotisme
illustrant l'éclectisme et la remarquable capacité du groupe à jouer des
musiques de tous horizons, restent en retrait. Sans doute parce que ces musiques d'ailleurs sont
reprises telles quelles, sans véritable apport personnel. Personnel, "U Plavu Zoru"
l'est plus mais mélange plusieurs styles entendus dans le premier album, ce qui n'en fait
rien de vraiment nouveau sans être toutefois désagréable. Terminant
"officiellement" l'album (puisqu'il est suivi d'une piste bonus), la "Song of the
Black Swan" est une composition de Villa-Lobos, nous rappelant les bases classiques du pianiste
et leader du groupe, Thomas Lauderdale. Après deux semaines d'écoute, me voilà
rassuré : "Hang On Little Tomato" est le digne successeur de
"Sympathique". D'inspiration plus mélancolique, il offre plusieurs instants
sublimes (dans l'ordre : "Hang On Little Tomato", "Aspetta mi", "Una
notte a Napoli", "Clementime" et la piste bonus), qui à eux seuls justifient
l'achat de l'album. Le reste apportera une bouffée d'air frais venu des quatre coins du
monde, et nous rappellera la grande qualité du groupe, ouvert à toutes les cultures et
riche de musiciens irréprochables.
| Interprète | Pink Martini |
|---|
6 octobre 2004
Arielle Dombasle - Besame mucho
Très jolie surprise entendue par hasard sur France Musiques… Besame mucho, superbe chanson, interprétée sans fard mais pas sans inspiration par l'insaisissable et parfois agaçante Arielle…
| Interprète | Arielle Dombasle |
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25 septembre 2004
Le poème harmonique, Vincent Dumestre - Quand je menai les chevaux boire (Traditionnel)
Superbe voix, instrumentation agréable… Une occasion exceptionnelle d'aborder un répertoire ancien et un peu oublié. Cette chanson est extraite d'un récital de complaintes et romances de la France d'autrefois, par le Poème Harmonique.
| Chant | Isabelle Druet |
|---|---|
| Chant (?) | Claire Lefilliâtre |
| Interprète | Le poème harmonique |
| Interprète | Vincent Dumestre |
13 septembre 2004
Pink Martini - Una notte a Napoli
Ah… Divine surprise ! Après sept ans de silence (si l'on omet leurs 1700 passages
sur mon lecteur de CD), les revoici… Sortie de l'album (Hang on Little Tomato) le 26 octobre
en Europe… En attendant, un petit avant-goût capté sur France Inter :-)
Après l'espagnol, le français, le grec, et le japonais (sans compter l'anglais, dont
on oublierait que c'est la langue natale du groupe), Madame China Forbes (souvenez-vous, la voix de
"Je ne veux pas travailler…") explore cette fois-ci l'italien. A part cela, le
groupe est toujours le même : arrangements à base de cordes, cuivres, percussions,
et piano, sur des rythmiques cubaines. La petite note italienne vient ici des trémolos de la
mandoline. Voilà un groupe qui sait se faire désirer… à juste titre.
Il suffit de peu pour passer une bonne soirée :-)
16 octobre 2004: ça y est la mule m'a délivré le trésor! Le lien audio
contient désormais la version de l'album, avec une intro et sans compression dynamique.
| Interprète | Pink Martini |
|---|
14 août 2004
Karl Zéro & The Wailers - Le gars
Après un succès très inattendu aux States ("Songs for Cabriolets and otros typos de vehiculos"), Karl Zéro a décidé de remettre le couvert, mais en visant un peu plus haut. Et plus haut, ça s'est traduit par les Wailers, les musiciens de Bob Marley, jouant du calypso (ancêtre du reggae). Le moins que l'on puisse dire est que ça s'entend ! Très easy listening, mais impeccable. [Màj 28/02/2006 - pas plus authentique, mais beaucoup plus vieux : retrouvez cette chanson par Robert Mitchum ici]
| Chant | Karl Zéro |
|---|---|
| Groupe | The Wailers |
31 mai 2004
Charles Trénet - Rien à cirer
Je garde un très bon souvenir de l'époque où Laurent Ruquier officiait tous les
dimanche matins. Après avoir pu l'entendre tout un été dans une émission
dénommée "Ferme la fenêtre pour les moustiques", les auditeurs de
France Inter ont pu découvrir une émission qui a depuis marqué les
mémoires… Mais un jour Charles Trénet a débarqué et s'est
entiché de l'équipe, au point de proposer à Laurent Ruquier un nouveau
générique… Un honneur qui ne pouvait se refuser, même si on a bien senti
que l'animateur se séparait à contrecoeur du générique qui l'avait
jusque là accompagné.
Aujourd'hui je suis tombé à peu près par hasard sur cette chanson !
Extraite de l'album "Fais ta vie" de Charles Trénet, elle est contemporaine de
l'émission. Voici la version "originale", qui diffère de celle du
générique par ses arrangements, sa longueur, et… l'accent britannique du
chanteur.
Pour les nostalgiques de la version de l'émission, cliquez là : (lien)
| Interprète | Charles Trénet |
|---|
29 avril 2004
Chœur Accentus - Ein Deutsches Requiem - Denn alles Fleisch, es ist wie Gras (Johannes Brahms)
Je me souviens du jour où j'ai découvert le Requiem Allemand de Brahms. J'étais
invité à l'anniversaire d'un camarade de classe, nous étions une bonne
quarantaine à rester dans sa maison (son château pourrait-on dire) pour la nuit. Et
tard dans cette nuit, justement, une dizaine d'entre nous s'est retrouvé dans une grande
pièce dont la seule source de lumière était le feu de cheminée. Et, tout
en discutant à voix basse, comme le réclamait le lieu et le moment, nous
écoutions ce requiem. "Putain, c'est beau ce truc", voilà l'un des
commentaires que je me souviens avoir entendu.
Et c'est bien vrai. Et voilà que je le redécouvre cette année dans une version
particulière : Brahms, soucieux de faciliter la diffusion de son œuvre, avait
arrangé lui-même son requiem (initialement pour orchestre) en une version pour deux
piano ne réclamant aucune dextérité particulière de la part des
exécutants. C'est cette version que le chœur Accentus a décidé de donner,
et quelle version ! Les deux piano, forcément plus modestes en terme de volume, mais
aussi en variété de timbre, nous donnent l'occasion d'écouter le chœur
dans sa nudité ; ils épurent également la mélodie, ouvrant à
quelque chose de plus simple. La grâce de l'œuvre devient plus évidente :
ferveur, pureté, extase caractérisent cette version. Le chœur Accentus, mis au
premier plan par l'absence d'orchestre, est plus qu'à la hauteur. Voici la meilleure
interprétation du deuxième chapitre de ce requiem, "Denn alles Fleisch, Es is wie
Gras".
Attention, il faut placer le volume assez haut pour percevoir le début, mais gare au
crescendo !
et toute la gloire de l'homme
comme la fleur de l'herbe.
L'herbe se dessèche
et la fleur se flétrit.
Maintenant, soyez patients, chers frères,
jusqu'à l'avènement du Seigneur.
Voyez comment le laboureur attend
le précieux fruit de la terre
et avec quelle patience,
jusqu'à ce qu'il reçoive la pluie du matin
et la pluie du soir.
Aussi, soyez patients.
Car toute chair est comme l'herbe
et toute la gloire de l'homme
comme la fleur de l'herbe.
L'herbe se dessèche
et la fleur se flétrit.
Mais la parole du Seigneur demeure éternellement.
Ceux qui ont été rachetés par le Seigneur reviendront
et rejoindront Sion dans l'allégresse
et une joie, joie éternelle
sera sur leur tête ;
la joie et le bonheur seront à eux
et la douleur et les soupirs les quitteront.
und alle Herrlichkeit des Menschen
wie des Grases Blumen
Das Gras ist verdorret
und die Blume abgefallen.
So seid nun geduldig, lieben Brüder,
bis auf die Zukunft des Herrn.
Siehe, ein Ackermann wartet
auf die köstliche Frucht der Erde
und ist geduldig darüber,
bis er empfahe den Morgenregen
und Abendregen.
So seid geduldig.
Denn alles Fleisch, es is wie Gras
und alle Herrlichkeit des Menschen
wie des Grases Blumen
Das Gras ist verdorret
und die Blume abgefallen.
Aber des Herrn Wort bleibet in Ewigkeit
Die Erlöseten des Herrn werden wiederkommen,
und gen Zion kommen mit Jauchzen;
Freude, ewige Freude,
wird über ihrem Haupte sein;
Freude und Wonne werden sie ergreifen,
und Schmerz und Seufzen wird weg müssen.
| Chœur | Chœur Accentus |
|---|---|
| Compositeur | Johannes Brahms |
| Direction | Laurence Equilbey |
| Piano | Brigitte Engerer |
| Piano | Boris Berezovsky |
10 mars 2004
Claude Nougaro - Cécile ma fille
Il nous a quittés, et je ne peux m'empêcher de penser à cet émouvant moment qui clôt le concert donné au Théâtre des Champs-Elysées. De toutes les versions de Cécile, voici ma préférée, sublimée par un pianiste génialement inspiré.
| Interprète | Claude Nougaro |
|---|---|
| Piano | Yvan Cassar |
10 mars 2004
Claude Nougaro - Le jazz et la java
Il y a des chanteurs qui ne sont jamais aussi bons qu'en concert, comme si la furtivité et le danger leur donnait des ailes. En contrepoint à Cécile, voici un moment terriblement swing, et toujours accompagné du seul piano. Encore une fois, ma version préférée de cette chanson.
| Interprète | Claude Nougaro |
|---|
26 février 2004
United Future Organization - The Planet Plan
Je ne lorgne pas très souvent de ce côté, et je serai bien incapable de qualifier le genre : Acid Jazz ? Electro World ? On s'en fout un peu. L'extrait que je vous propose me rappelle en tout cas un fort parfum de seventies, et plus particulièrement certains génériques de séries américaines de l'époque. Tout est en samples judicieusement juxtaposés, et l'ensemble forme une masse dense qui subit un long et irrésistible mouvement. Le groupe est japonais, mais délibérement tourné vers d'autres multiples contrées, comme vous pourriez mieux vous en rendre compte en découvrant les autres pistes. En attendant, écoutez celle-ci.
| Groupe | United Future Organization |
|---|