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- Le clavier bien tempéré - Prélude no.1 en Do Majeur BWV 846
- Prélude no.1 en ut majeur (Clavier bien tempéré, Livre 1, BWV 846)
- Sur un prélude de Bach
- Improvisation sur l'Ave Maria de Gounod
- Le clavier bien tempéré - Prélude no.1 en Do Majeur BWV 846
- Commentaires
Variations sur quelques arpèges
Sur un prélude de Bach
La chanson de Maurane n'est pas un cas isolé, mais l'un des multiples hommages à l'un des plus grands miracles de la musique.
Pierre Hantaï - Le clavier bien tempéré - Prélude no.1 en Do Majeur BWV 846 (Johann Sebastian Bach)
Les gammes n'ont pas toujours été les mêmes, même dans la musique
occidentale. Ceux qui ont passé quelques heures à étudier le solfège ne
se doutent pas que la notion de ton et de demi-ton n'est pas aussi universelle qu'il n'y
paraît. Parmi la multitude de façons de découper la gamme en intervalles plus ou
moins grands et plus ou moins égaux, c'est au siècle de Bach que s'est
détaché un usage qui nous sert de convention aujourd'hui universelle : la gamme
tempérée. Une gamme au sein de laquelle le fa# (un demi-ton au-dessus du fa) est
égal au sol bémol (un demi-ton au-dessous du sol). Théoriquement, c'est
impossible, mais c'est une approximation acceptable pour l'oreille. C'est ce que se sont dits les
facteurs de claviers de l'époque, suivis avec enthousiasme par Bach qui a
décidé de consacrer à ces nouveaux instruments, dits à clavier
tempéré, un recueil qui parcourt les vingt-quatre tons de la gamme, un prélude
et une fugue pour chacun.
Ce prélude ouvre ce recueil : en do majeur, tonalité primitive, vierge de toute
altération à la clef, vierge de toute touche noire au clavier. Et après toutes
ces considérations très techniques, il offre un choc musical, inexplicable et
miraculeux. En voici une version telle que Bach a pu l'entendre, au clavecin.
| Clavecin | Pierre Hantaï |
|---|---|
| Compositeur | Johann Sebastian Bach |
| Ajouté le | 10 avril 2005 |
Jacques Loussier - Prélude no.1 en ut majeur (Clavier bien tempéré, Livre 1, BWV 846) (Bach / Jacques Loussier)
Voici une version qui justifie à elle seule cette rubrique. Dans les années soixante, un jeune pianiste français s'est fait connaître du monde entier en "jazzifiant" la musique de Bach. Il s'est aussi attaqué à d'autres compositeurs classiques, mais aucune autre musique ne se prête aussi bien à l'improvisation. Ce prélude en particulier, puisqu'il offre un canevas particulièrement simple sur lequel toutes les ornementations et dérivations sont possibles. Cette version a la chaleur et l'intensité d'un concert en public. Loussier cite d'abord le prélude dans sa version originale (citation de la source originelle qui est malheureusement trop souvent omise par les jazzmen, qui démarrent immédiatement sur des improvisations très éloignées du thème qu'elles sont censées développer). Assez rapidement s'ajoute la contrebasse, qui improvise sur le canevas du piano, toujours fidèle à la note près. L'arrivée de la batterie apporte le swing et libère les envies d'impro des deux autres instrumentistes ; enfin, toute l'énergie se rassemble dans un crescendo, à la fois en intensité et en tempo, qui rend définitivement inoubliable cette interprétation. Réalisé au théâtre des Champs-Elysées en 1965, cet enregistrement ne fait pas du tout son âge !
| Batterie | Christian Garros |
|---|---|
| Compositeur | Jacques Loussier |
| Compositeur | Johann Sebastian Bach |
| Contrebasse | Pierre Michelot |
| Piano | Jacques Loussier |
| Ajouté le | 9 avril 2005 |
Maurane, Jean-Félix Lalanne - Sur un prélude de Bach
Pour les plus distraits des lecteurs, je signale cette rubrique doit son nom à la chanson de Maurane. Comme on peut le constater à nouveau, ce prélude s'apprête vraiment de tous les atours. Ici, ce sont ceux de la chanson pop, utilisant le thème comme harmonie de départ. Mais, à la différence de Gounod, Maurane se détache de celui-ci en milieu de chanson. Tout le monde connaît la version originale de cette chanson, mais je préfère en proposer ici une reprise, par la chanteuse elle-même, mais initiée et interprétée par le guitariste Jean-Félix Lalanne et ses amis. Superbes sons de guitare, qui offrent un moment chaleureux et musical. Afin de ne frustrer personne, et histoire de comparer, la version originale est disponible ici: (lien).
| Chant | Maurane |
|---|---|
| Compositeur | Johann Sebastian Bach |
| Compositeur | Jean-Claude Vannier |
| Contrebasse | Bernard Paganotti |
| Guitare classique, 12 cordes, elec Ebo & pizzicati | Jean-Félix Lalanne |
| Guitare pizzicati | Kamil Rustam |
| Guitare pizzicati | Michel Haumont |
| Ajouté le | 8 avril 2005 |
Bobby McFerrin, le public de Leipzig - Improvisation sur l'Ave Maria de Gounod (Bach / Gounod)
Peut-être le premier prélude de Bach doit-il sa célébrité à Gounod. Et peut-être Gounod tient-il la sienne de cet Ave Maria. Cette œuvre est en effet le résultat d'une superposition : celle du prélude de Bach, tout en arpèges, avec une mélodie de Gounod, toute en tenues. Vous pourrez trouver sur une autre page de ce site une version abominable(lien) de cet Ave Maria (à ne pas confondre avec celui, tout aussi célèbre, de Schubert). Mais comme ici l'heure n'est pas au mauvais esprit, et encore moins au masochisme, je vous propose une version de haute qualité, malgré son caractère improvisé : ce que vous allez entendre n'était de toute évidence pas réellement au programme de cette soirée "Swinging Bach", mais Bobby McFerrin a eu l'idée, face à la lenteur de réaction de la fanfare à laquelle il s'adressait, de demander au public de l'accompagner. Ou plutôt le contraire, puisque c'est au public qu'il confie la mélodie, tandis qu'il interprète l'accompagnement (c'est-à-dire le prélude de Bach). Il est d'ailleurs impressionnant de maîtrise vocale, car l'ambitus que réclament les arpèges du prélude est important (vous pouvez le constater par vous-même en essayant de l'entonner). Comme très souvent lorsque le public intervient, voici un moment pas anodin.
| Compositeur | Charles Gounod |
|---|---|
| Compositeur | Johann Sebastian Bach |
| Interprète | Bobby McFerrin |
| Interprète | Le public de Leipzig |
| Ajouté le | 7 avril 2005 |
Fazil Say - Le clavier bien tempéré - Prélude no.1 en Do Majeur BWV 846 (Johann Sebastian Bach)
Pour clore ce chapitre comme Fazil Say clot son disque, revenons à la version originale interprétée cette fois-ci sur un piano. Cet enregistrement nous laisse entendre l'instrument dans sa palette la plus douce, autrefois inaccessible sur les ancêtres du piano. Le musicien a choisi de suivre scrupuleusement la partition : la basse de chaque arpège est soulignée et tenue pendant la totalité de l'accord. Ce choix comme tous les autres passe parfaitement : ce prélude peut être joué de toutes les façons, en variant les accents, les rythmes, l'harmonie reste intacte. Comme si, au travers de tous les rictus des hommes, il y avait quelque chose de pur et d'intouchable. Pour Bach, c'était Dieu, mais chacun peut mettre là ce qu'il y veut…
| Compositeur | Johann Sebastian Bach |
|---|---|
| Piano | Fazil Say |
| Ajouté le | 6 avril 2005 |
mon frere vient de \"partir\", j ai choisi ce morceau pour la ceremonie
une tristesse infinie
quand on arrive a emouvoir autant avec des notes c\'est que l\'on est arrivé au sommet de son art avec une sensibilité a fleur de peau
d\'une sublime musique intemporelle,
je ne puis vous faire que des félicitations.
Bonne continuation aux auteurs pêle-mêle.
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