Anonyme
Ah ! vous dirai-je maman, bergerie (1740)
Composée aux alentours de 1740, cette "bergerie" sera éditée pour la première fois en 1760 dans un recueil intitulé "La vielleuse habile". La voici dans le style de son époque, dans une interprétation du Poème Harmonique de Vincent Dumestre.
Je rougis et par malheur,
Un soupir trahit mon cœur :
Le cruel avec adresse
Profita de ma faiblesse.
Hélas ! Maman, un faux pas
Me fit tomber dans ses bras.
Je n'avais pour tout soutien
Que ma houlette et mon chien :
L'amour voulant ma défaite,
Ecarta chien et houlette :
Ah ! qu'on goûte de douceur
Quand l'amour prend soin d'un cœur.
Un soupir trahit mon cœur :
Le cruel avec adresse
Profita de ma faiblesse.
Hélas ! Maman, un faux pas
Me fit tomber dans ses bras.
Je n'avais pour tout soutien
Que ma houlette et mon chien :
L'amour voulant ma défaite,
Ecarta chien et houlette :
Ah ! qu'on goûte de douceur
Quand l'amour prend soin d'un cœur.
Ah ! vous dirai-je maman,
Ce qui cause mon tourment ?
Depuis que j'ai vu Silvandre,
Me regarder d'un air tendre,
Mon cœur dit à chaque instant :
Peut-on vivre sans amant !
L'autre jour dans un bosquet,
Il me fit faire un bouquet ;
Il en orna ma houlette,
Me disant : " Belle brunette,
Flore est moins belle que toi :
L'amour moins tendre que moi. "
Ce qui cause mon tourment ?
Depuis que j'ai vu Silvandre,
Me regarder d'un air tendre,
Mon cœur dit à chaque instant :
Peut-on vivre sans amant !
L'autre jour dans un bosquet,
Il me fit faire un bouquet ;
Il en orna ma houlette,
Me disant : " Belle brunette,
Flore est moins belle que toi :
L'amour moins tendre que moi. "
Crédits
| Chant (?) | Isabelle Druet |
|---|---|
| Chant (?) | Claire Lefilliâtre |
| Compositeur | Anonyme |
| Pianoforte à tangentes | Arthur Schoonderwoerd |
| Ajouté le | 5 septembre 2005 |
